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MISSION

La mission de MEUNE est de proposer une marque responsable « slow fashion » Mode et Art de Vivre, revendiquant une production locale, raisonnée. En pièce unique, upcyclée ou en série très limitée, produite à la demande, dont la singularité repose sur la valorisation des savoir-faire traditionnels d’Amérique du Sud et de la fabrication française.

Meune est une marque créatrice « matrimonial » qui trouve sa place dans la valorisation des savoir-faire traditionnels et patrimoines culturels andins comme quête d’équilibre naturel et humain.

Meune souhaite embarquer ses adeptes dans un voyage symbolique transatlantique où Nature, Humanité et Culture sont célébrées et racontées pour que jamais elles ne soient malmenées ni oubliées

VISION

Repenser la mode - Les femmes, la culture, le lien social et la nature.

D’une manière inconsciente ou pas, Nahir est imprégnée depuis son plus jeune âge de la culture Mapuche dans laquelle son village d’enfance, Carhué, a ses racines et a irrigué son esprit, enraciné ses futurs combats.

Comme en écho à son histoire personnelle, à celle de ses ancêtres déracinés et exilés en Argentine après avoir fui le fascisme ou l'impérialisme, Nahir partage avec les Mapuche la quête d'un réenracinement et la reconquête de son identité.

Pour comprendre la vision du monde de Nahir, il est donc important de parler de cet ancrage culturel Mapuche.

Le peuple Mapuche

Les Mapuche, « Gens de la Terre », sont un peuple autochtone de Patagonie rebelle et résistant, mais réprimé depuis la nuit des temps. Vivant entre l’Argentine et le Chili, avant que la colonisation Espagnole ne vienne perturber cet équilibre naturel qu’ils entretiennent avec la Nature et leur communauté.

Nahir comprend à l’âge adulte que leur Cosmovision est en fait sa propre vision du monde.

Ce peuple comprend des modes d’organisation tout à fait différents des modèles occidentaux : une gestion sociale, une politique décentralisée et participative, ainsi que la défense de la terre comme une part sacrée de leur vie plutôt que comme une ressource à exploiter.

Comme les Mapuche, elle considère en effet la nature comme une « Mère Sacrée », l’entraide comme le ciment d'un équilibre dans la communauté et la femme comme une actrice majeure de l’équilibre peuple, nature, culture.

Pour Meune, la nature, l’artisanat et la femme, comme pièce maîtresse de cet ancrage culturel, sont au cœur de ses préoccupations et de ses engagements.

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  • Drapeau Mapuche

  • Kultrun

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En savoir plus sur le peuple Mapuche

Les Mapuche cherchent à vivre en équilibre avec la nature comme leurs ancêtres. L’humain, le naturel et le spirituel se complètent harmonieusement, les amenant à trouver le Küme Mogen (le « bien vivre »).

Ils conçoivent le monde comme un espace, le Nag Mapu, où animaux, plantes, esprits, rivières, humains et des forces positives et négatives de la nature coexistent et dépendent les uns des autres de manière globale et holistique.

Les Mapuche sont attachés à l'idée de défendre tout sort de vie qui puisse exister. Tout répondent à une même chaîne de vie, alors que dans les pays dits « développés » ils ont davantage une conception de développement déprédatrice, destructrice de la vie.

Le lien social communautaire repose sur des entrelacés d’échanges réciproques de biens et de services à tous les niveaux, faisant de ces échanges des marqueurs identitaires aussi déterminants que la langue, la religion ou le territoire.

Les femmes jouent un rôle majeur dans la préservation et la transmission du patrimoine ancestrale.

Tisserandes ou orfèvres, racontent à travers leur art leur histoire de résistances et le lien avec la terre que leur peuple entretient.

Gardiennes d’un savoir-faire ancestral, elles transmettent aux nouvelles générations leur savoir-faire et connaissance poussée de la nature qui fournit les matières premières nécessaires aux créations : la laine, les fruits, les feuilles et les fleurs utilisés pour les teintures scellent une coopération féconde et sacrée avec Ñuke Mapu (« la Terre Mère »).

RAISON D'ÊTRE

D’origine argentine et nourrie au sens propre et au sens figuré par la terre Mapuche, Nahir a forgé le sens de sa vie par des années d’éducation tournées vers la terre et vers les autres. Elle a toujours été très sensible aux rapports entre société, territoire, patrimoine culturel et nature.

Consciente, plus que jamais, qu’apporter son aide aux Mapuche, et aux peuples autochtones en général, c’est défendre l'idée qu’une autre façon de vivre plus vertueuse existe : celle de produire et de consommer en prennent en compte la nature, la culture et l'humain.

Elle formule ainsi sa raison d'être, qui devient tout naturellement celle de sa marque MEUNE.

LES TISSERANDES

Meune a pour raison d’être la sauvegarde des Patrimoines vivants, naturels et culturels d’Amérique du Sud, d’assurer plus globalement le développement durable de nos sociétés par le respect des droits humains, de la biodiversité et de la diversité culturelle :

En préservant l’environnement et les êtres humains, sans qu’aucune ressource naturelle ne soit épuisée.
En replaçant la solidarité et l’entraide au cœur de la relation sociale et du travail.
En valorisant les savoir-faire et traditions culturels pour préserver leur identité et leur histoire.
En célébrant le rôle central de la femme de transmission des pratiques traditionnelles.

Comme un retour aux sources, Meune invite chacun de nous à repenser son rapport à la nature, aux êtres humains et à notre identité, à réconcilier les deux mondes du passé et du présent, de dessiner ainsi une nouvelle façon d’être et de vivre.

Parce que le Patrimoine culturel et naturel incarnent une même idée, celle de bien commun.
Car la notion de développement des occidentaux notamment, c'est une conception de développement déprédatrice, destructrice de la vie.
Puisque la gestion des écosystèmes selon une approche de développement durable est plus vertueuse que la logique de marché.

PILIERS FONDATEURS

Développement responsable et solidaire

Meune intègre la notion équitable dès le départ.

Grâce à une production et une collaboration locale entre la France et l’Amérique du Sud.

En se rendant sur place lors des visites familiales en Argentine, notre créatrice dédie une partie du temps à rendre visite aux artisans des communautés autochtones de la région. Sa volonté était de les aider à améliorer leurs conditions de vie tout en les poussant à devenir autonomes à travers leur art du tissage et leur savoir-faire, si leur intention est de vivre de leur métier.

Le textile est un aspect important de la tradition Mapuche. La laine est une matière première bien plus accessible que l’argent, ce qui favorise la production textile. Chaque couleur et motif ont une signification particulière. Mis bout à bout, le tissu raconte une histoire, celle de la personne qui le porte.

Le textile a donc une très forte connotation culturelle pour ces communautés et leur volonté est de mettre dignement en avant la culture andine à travers leur tissage artisanal pour faire connaître leur histoire aux autres. C’est également un moyen de valoriser le travail, les traditions et les connaissances de ces femmes, qui ont manifesté se sentir, parfois, en marge de la société d’aujourd’hui.

C'est avec engagement et beaucoup d'admiration pour le travail de ces femmes que Meune intègre leurs tissages artisanaux à ses créations fabriqués à Paris. C'est leur travail qui nous permet de créer des pièces d'exception.

Chez Meune, nous sommes convaincues que c'est l'aspect local et collaboratif d'entraide, et non la concurrence, qui aidera à surmonter les enjeux sociaux, culturels et écologiques qui traversent l'industrie de la mode aujourd'hui.

Preservation de la Biodiversité

Grace au choix de l'upcycling et à une production en série limitée.

En finir avec la production de matières et l'extraction de ressources naturelles non-nécessaire : Créer avec l'existant.
C’est un lieu commun que de faire le constat d’un déséquilibre humain/naturel notamment imputé à l’industrie de la Mode.


La création de vêtements dépend en grande partie de la biodiversité et de la nature : de la bonne santé des sols où pousse le coton ou le lin, en passant par les arbres qui fournissent le bois nécessaire à la production de fibres, ou encore les animaux élevés pour leur laine ou leur cuir.

Or nous sommes arrivés à une telle quantité de vêtements produits, que les industriels ne peuvent plus ignorer les dégâts causés sur l’environnement.
Face à l’épuisement des ressources et à la raréfaction des habitats naturels, les acteurs actuels et à venir du secteur sont appelés à prendre leurs responsabilités et à réinventer le secteur de l’habillement.

La mouvance « slow-fashion » privilégie la qualité à la quantité et vise à réduire au maximum son empreinte sur la Terre : Consommer moins, et mieux.
L'upcycling suppose beaucoup de challenges par rapport aux modèles actuels de production et prône une toute nouvelle façon de concevoir les vêtements : La créativité et la détermination deviennent donc la clé.

Meune s’inscrit dans cette nouvelle économie circulaire, locale, raisonnée et raisonnable en proposant des produits éco-conçus en petite série limitée, confectionnés à Paris.

D'une part, nous récupérons les surplus de tissus de prestigieuses Maisons Françaises faits à partir de matières naturelles et nobles telles que la soie, le coton, le lin ou la laine. D'autre part, nous travaillons avec des communautés d'artisans en Amérique du Sud pour incorporer leurs textiles tissés a la main en laine ou coton comme décor sur nos créations.

Réenracinement et défense de son identité

La transmission et la sauvegarde des patrimoines culturels et naturels sont au coeur de notre engagement.

Les questions de l’identité et de la transmission sont étroitement liées. C’est par la transmission de la culture que les racines de l’identité de chacun peuvent se construire.

Loin de vouloir conserver dans le passé les savoir-faire traditionnels des peuples andins, Meune est convaincue qu’en collaborant avec les communautés autochtones, on contribue à valoriser leur héritage, mais surtout de continuer à le faire vivre.

Les patrimoines vivants, culturels ou naturels, sont un facteur important du maintien de la diversité culturelle face à la mondialisation croissante et sont aussi un rempart contre la destruction massive des ressources naturelles.

Émancipation et revendication de la femme

Meune y contribue grâce à la valorisation de leur rôle central dans la transmission des Patrimoines vivants.

Tout au long de l’histoire, les femmes autochtones ont joué un rôle important dans les luttes des peuples et des communautés, bien que leur apport ait souvent été laissé de côté dans l’histoire officielle dominante.

Les femmes Mapuche, notamment, se sont toujours opposées à la couronne espagnole, puis aux États nationaux qui ont essayé de folkloriser et de mercantiliser leurs coutumes et leurs traditions.

Aujourd’hui, elles considèrent qu’en cette époque de capitalisme et de mondialisation, il est essentiel de défendre plus que jamais leur culture, leur identité et leur savoir-faire en renforçant le bien vivre en harmonie avec la nature.

Le rôle de ces femmes est donc plus que jamais d’actualité : leur émancipation, leur autonomie et donc l’entrepreneuriat féminin sont nécessairement des leviers, des enjeux et une exigence de développement économique et social pour ces cultures.

Pour les sauvegarder et surtout, et pour les pérenniser en les inscrivant dans des projets de cocréations actuels et futures.

Meune s’inscrit dans cette démarche solidaire qui vise à aider les femmes, à valoriser leurs savoir-faire à travers le développement d’activités génératrices de revenus, d’estime de soi et de liberté.

La pérennisation de l’activité financière ou la prise de conscience par les femmes de leur « pouvoir d’agir » sont au cœur du projet Meune.

HISTOIRE

CRÉATRICE

Je vois le jour en Argentine en 1989 dans un petit village nommé Carhué, ville de la province de Buenos Aires, qui signifie en langue Mapuche (le Mapudungun) « Lieu Vert ».

La Nature est centrale dans mon enfance et la construction de moi-même. C'est mon terrain de jeu : je vis entre le « campo », propriété rurale familiale où règnent chevaux et vaches, mes vacances au ski en Patagonie et des weekends à Epecuén, ville fantôme tout près de mon village, cité engloutie, ravagée par les eaux.

Je prends conscience dès mon plus jeune âge de la beauté, de la puissance, mais aussi et surtout de la fragilité de la Nature.

Nahir sarsur

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En savoir plus sur la créatrice

Contrainte de rejoindre Buenos Aires pour y poursuivre mes études supérieures, je découvre les dérives ultra consuméristes de mon pays qui connaît alors un boom économique sans précédent. Je ne me reconnais pas dans cette frange de la population dont les valeurs et les priorités sont aux antipodes de l’éducation reçue de ma mère.

Cette femme hors du commun vit depuis toujours à contre-courant en refusant de consommer à outrance : telle une pionnière, elle vêtit ses trois filles principalement avec des articles partagés entre les filles de la famille.

Une fois diplômée et après un passage par une célèbre banque d’investissement, je comprends que je ne suis pas à ma place.

Je ressens alors le besoin de voyager et décide de partir seule pour l’Europe, je passe quelques mois en Allemagne et découvre les avancées de ce pays en matière de développement durable et d’énergies renouvelables. Je pars ensuite en France, à Paris, avant de repartir pour l’Argentine.

C’est à ce moment-là que je ressens le besoin irrépressible de renouer avec la Nature, mais aussi avec ceux qui la comprennent le mieux : les peuples autochtones d’Amérique du Sud. Je pars seule à la rencontre de ces communautés du Nord (Quechua, Aymara, Kolla) et du Sud (Mapuche, Tehuelche) de l’Argentine, du Chili et du Pérou. Je prends conscience de la richesse de leur patrimoine culturel et de leur savoir-faire, tout en mesurant combien leur vie en communion avec la Nature résonne en moi comme une évidence.

Je comprends que le sens de ma vie est dorénavant lié à la sauvegarde du Patrimoine Culturel et Naturel de mon pays.

Je retourne ensuite à Paris d’où je souhaite mener désormais ce combat. Je crée ainsi Meune « ce qui me lie » en 2019.

EPECUÉN

La ville d'Epecuén est une partie fondatrice et essentielle de l'univers personnel de Nahir. Elle devient, naturellement, une partie centrale de l'univers créatif de Meune.

Nahir en fait la connaissance après l'inondation.

Depuis son plus jeune âge, elle se balade sur les ruines tout en jouant à imaginer à quoi ressemblaient les maisons d'antan.

Se promener dans une ville engloutie et ravagée par les eaux, c'était pour elle, un terrain de jeu qu'elle adorait. Ce n'est qu'à l'âge adulte qu'elle prend conscience de la gravité de cette tragédie.

Epecuén a toujours fait partie de son univers, de la construction de son imaginaire, une source d'inspiration et le catalyseur de ses futurs combats pour la conservation de la nature.

Un mot pour nous ?